Partir à la découverte d’Haïfa et de ses magnifiques jardins suspendus

Si l’État hébreu a pu influencer le monde par sa puissante culture religieuse, c’est avant tout parce que c’est une terre de mystères, de surprises. Son passé légendaire est relaté dans de nombreux manuscrits. Dans quelques-unes de ces pages, les passionnés d’histoire retrouveront certainement quelques lignes traitant des fameux Jardins Baha’i du mont Carmel dans la ville d’Haïfa. Ce petit espace vert où trône le mausolée du Báb est une véritable curiosité touristique absolument à découvrir durant un séjour en Terre sainte.

Les Terrasses baha’ies, entre sites historiques et merveilles naturelles

En revenant quelques siècles en arrière, on peut facilement constater l’importance du mont Carmel dans la croyance judéo-chrétienne. Cette montagne sainte demeure aujourd’hui un lieu saint pour les fervents pratiquants du bahaïsme. L’histoire de la construction du mausolée et celle de l’aménagement des jardins remontent à la fin du XIXe siècle. Un séjour en Israël sera aussi l’occasion pour les voyageurs de revivre cette période.

Après avoir été exilé de sa terre natale, la Perse, le Bahá’u’lláh a été forcé d’errer de pays en pays à la recherche de stabilité. Bagdad, Constantinople, Adrianopol, Akko, ces anciennes cités ont vu le précurseur de la religion Bahá’í sillonner leurs quartiers. En 1890, alors qu’il était en visite à Haïfa avec son fils, le Bahá’u’lláh a eu une révélation sur l’endroit où serait enterré le Báb, le prophète qui a fondé cette croyance particulière (à la fin des années 1840). L’édification du sanctuaire commença à cette époque et dura plus de 20 ans.

C’est en 1909 que le Bàb fut vraiment transféré dans sa nouvelle demeure éternelle. Des emplacements ont été aménagés dans les années suivantes pour également accueillir Bahá’u’lláh et son fils. Au début, seules la bâtisse et ses 6 pièces surplombaient la ville. Toutefois, grâce à l’initiative de l’architecte William Sutherland Maxwell en 1948, le domaine a été élargi. Le concepteur a aussi adopté le style néo-classique pour renforcer l’aspect religieux du mausolée. De 1975 à 1983, l’architecte Husayn Amanat décidé d’y faire construire l’actuel Siège de la Maison Universelle de la Justice. Les jardins suspendus, eux, n’ont été aménagés qu’un peu plus tard en 1987 par Fariborz Sahba, un autre architecte de renom.

Les différentes sections à ne pas rater pendant la visite

Les jardins du sanctuaire sont quotidiennement ouverts au public, notamment la zone de la terrasse 1, celle du 19 et le Mausolée du Báb. La visite des autres sections nécessite une réservation préalable afin que les responsables puissent organiser les détours en fonction de la disponibilité des lieux. L’idéal serait d’opter pour un circuit guidé. Le parcours débutera sur le Boulevard Ben Gurion. Les routards emprunteront ensuite les escaliers qui mènent vers le bâtiment principal. Au loin, ils auront une vue magnifique sur le dôme doré et la colonnade. Tout semble avoir été taillé dans ce vaste domaine.

Les 19 terrasses du sanctuaire forment un exceptionnel cadre panoramique. En accédant aux marches supérieures, les voyageurs pourront admirer de près les parterres de fleurs sculptées complétés par quelques arbres. La végétation luxuriante rappelle le paysage des Jardins suspendus de Sémiramis à Babylone qui lui a valu de figurer sur la liste antique des merveilles du monde. En atteignant le mausolée, les visiteurs ne manqueront pas de contempler les arches d’architecture orientale, les colonnes de granit romanes et les chapiteaux corinthiens qui témoignent de l’influence des styles occidentaux et orientaux dans la conception de la bâtisse.

En observant l’emplacement du dôme étincelant, on peut distinguer les dix-huit fenêtres sur le grand fût qui lui sert de support. La coupole est constituée de 12 000 tuiles ainsi que de 50 formes diverses. Ces chiffres ont une certaine signification dans la religion Baha’i. En pénétrant à l’intérieur du sanctuaire, les routards découvriront des statuettes et objets en bronze dorés à l’or après avoir admiré les motifs brillants de la balustrade.

 

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